- Châlons Sur Marne 1806
- Angers 1815
- Aix-en-provence 1843
- Cluny 1891
- Lille 1900
- Paris 1912
- Bordeaux-Talence 1963
- Metz 1996
Châlons Sur Marne 1806
Vers la fin de 1805 Napoléon 1er allant visiter les camps de Compiègne et de Boulogne sur Mer, s’arrêta au château de Compiègne où il avait fait installer, quelques années auparavant, l’Ecole de Liancourt devenue alors Ecoles d’Arts et Métiers. L’Empereur examina avec intérêt le casernement de l’Ecole, assista aux exercices des élèves dans les classes et dans les ateliers, il se promena sur la magnifique terrasse qui domine la forêt. Considérant la résidence de Compiègne, il se dit que l’Ecole n’était pas à sa place dans un palais et que le château lui-même avec sa forêt mérovingienne, son site enchanteur, ses environs admirables devrait souffrir de la présence de cette école industrielle.
Aussi, dès le 5 septembre 1806, l’ancien grand séminaire de Châlons, le couvent de la Doctrine et le couvent de Toussaint furent mis par décret à la disposition de l’Ecole qui devait s’y transporter rapidement et qui s’y installa dans le courant du mois de décembre de la même année.
Les bâtiments de l’ancien séminaire furent affectés au casernement des élèves et à l’installation des études et des classes. Les annexes du couvent de la Doctrine furent consacrés en grande partie aux ateliers, aux communs et aux magasins de l’Ecole. Enfin les constructions du couvent de Toussaint reçurent les bureaux de l’Administration et furent aménagés, pour servir d’habitation aux principaux fonctionnaires de l’Ecole.
Face à l’entrée de l’Ecole, dont la Cour d’Honneur vient d’être brillamment revalorisée, s’étend une paisible et provinciale petite place. Au milieu de la place s’élevait le monument commémoratif du centenaire de l’Ecole, érigé en 1906, et dû au ciseau du sculpteur Max Blondat, mais pendant la guerre 39-45 le groupe de bronze fut envoyé à la fonte par les troupes de l’occupation. Pour le cent cinquantenaire de l’Ecole, un nouveau monument dû au talent de l’épouse de Quillery (Ch.22) remplaça le bronze disparu.
Méditons ces quelques mots gravés sur le socle de celui-ci : " que notre volonté de servir, fidèle à la tradition qui la guide, demeure ardente et pure comme la flamme de notre amitié fraternelle ".
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Angers 1815
En 1793, au moment de la guerre de Vendée, le collège de Beaupreau avait été définitivement fermé, mais demeurait propriété de l’Etat. Il resta dans le plus complet abandon jusqu’au moment où le Consulat songea à utiliser ses bâtiments pour la seconde école d’Arts et Métiers.
Beaupreau fut, dans le sens le plus absolu du mot, un " rameau " de l’école de Châlons. C’est de Châlons que sortirent non seulement les maîtres, mais les élèves qui vinrent s’établir à Beaupreau. On retrouve dans les Archives de la Marne, le récit du transfert de 60 élèves de Châlons à Beaupreau.
Malgré l’opposition du duc de Liancourt, sur l’ordre du Ministre de l’Intérieur de Montalivet, 60 élèves partirent le 12 novembre 1811 de Châlons pour rejoindre Beaupreau et lui " infuser " un sang nouveau. Ils arrivèrent le 16 décembre 1811.
Au retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe (20 mars 1815), la situation de l’école d’Arts et Métiers isolée au milieu d’une population maintenant hostile, ne tarda pas à devenir critique et la sécurité de tous les élèves et professeurs fut compromise. Le 7 mai 1815, au cours d’une promenade, les élèves essuyèrent plusieurs coups de feu et l’un d’eux fut blessé.
En présence de tels faits, le Préfet du Maine et Loire n’hésita pas un instant à décider son transfert à Angers.
L’école d’Angers fut installée dans les constructions de l’ancienne abbaye du Ronceray qui, quelques années auparavant, avait été transformée en caserne d’infanterie.
L’abbaye du Ronceray avec ses cloîtres, ses cellules, sa disposition particulière se prêtait mal à l’organisation d’un bâtiment industriel. Aujourd’hui, la plupart des vestiges de la vieille abbaye ont disparu, remplacés par des constructions nouvelles.
Plusieurs fois transformés, les bâtiments, notamment ceux de la cour d’entrée, offrent une perspective harmonieuse et fonctionnelle.
Angers est une ville coquette, grande et bourgeoise agglomération, mollement assise sur les bords de la Maine dont le poète a célébré " la douceur angevine ".
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A voir : http://angers.ueensam.org
Aix-en-provence 1843
A voir : http://aix.ueensam.org
Cluny 1891/1901
L’école de Cluny n’a été érigée en Ecole Normale d’Arts et Métiers qu’en 1901. En fait, elle succédait à l’Ecole Nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres créée en 1891 et qui avait occupé les locaux précédemment attribués à l’Ecole Normale d’enseignement secondaire spécial. Bien qu’à l’origine l’Ecole de contremaîtres de Cluny eût été destinée à réaliser un programme différent de celui des trois anciennes Ecole d’Arts et Métiers, un heureux choix de son personnel éleva le niveau de l’enseignement de telle manière que l’Etat fut rapidement conduit à faire de Cluny une quatrième école d’Arts et Métiers.
La Société des anciens élèves incorpore sans exception les anciens élèves de Cluny, sortis depuis 1891. L’annuaire de la Société prouve combien son geste accueillant fut judicieux, ses fils adoptifs y tiennent un rang égal à celui de leurs frères des autres écoles.
L’agglomération clunysoise, petite ville de 4.500 âmes en pleine région agricole (et vinicole), dans un grandiose décor lamartinien laisse à tous les Gadzarts un souvenir attendri de leur école.
Située au milieu des monts du mâconnais, la Ville de Cluny, jaillie de cette terre de Bourgogne, demeure résolument amoureuse de son passé, qu’elle s’efforce d’arracher à l’oubli.
Les salles de cours, les dortoirs, occupent des logis reconstruits par les moines au milieu du XVIIIe siècle, tandis que les ateliers ont été élevés, (en 1892) dans les vastes jardins toujours sillonnés par de belles allées ombragées.
La façade principale de l’école, élevée vers l’an 1300, mais complètement restaurée en 1873 pour permettre l’achèvement des travaux d’aménagement de l’Ecole normale d’enseignement secondaire spécial, a conservé intacte sa belle galerie de fenêtres ogivales du 2ème étage.
A l’extrémité du petit transept de l’église abbatiale se trouve une chapelle de style flamboyant élevée à la fin du Xve siècle. Elle porte encore le nom de son fondateur l’abbé Jean de Bourbon bâtisseur à Paris de l’hôtel où est installé le Musée de Cluny.
Les bâtiments qui datent du XVIIIe siècle forment un ensemble remarquable par les proportions des cloîtres, galeries et escaliers.
L’ardente jeunesse qui remplace aujourd’hui les moines et les combattants, travaille à l’ombre de ces grands souvenirs.
Ainsi demeurent ces étonnants vestiges du passé, propres à former et à élever, par les fastes qu’ils évoquent, l’âme de ceux qui composent aujourd’hui, autour d’eux, une atmosphère toute différente de celle pour laquelle ces magnificences avaient été créées.
Le souci du grandiose qui inspirait les abbés de Cluny, a d’ailleurs eu pour les futurs ingénieurs Arts et Métiers, les plus heureuses conséquences. Ceux-ci y son logés très au large, et apprécient le bénéfice de ce cadre.
A voir : http://cluny.ueensam.org
Lille 1900
A voir : http://lille.ueensam.org
Paris 1912
A voir : http://www.ueensam.org
Bordeaux-Talence 1963
C'est en 1963 que s'est ouvert à Bordeaux-Talence le 6ème des centres régionaux de l'ENSAM. Implantée en banlieue de Bordeaux, la plus belle ville d'Aquitaine, l'ecole dresse ses batiments modernes au mileu des espaces verts du campus universitaire.

Le Centre d'Enseignement et de Recherche de Bordeaux-Talence constitue un pôle d'excellence en Aquitaine, région qui accueille des industries de haute technologie : aviation civile et militaire, espace, matériaux composites, électronique, ... et étend son action par-delà les frontières dans le cadre de transferts de technologie, d'échanges transnationaux et de programme de recherche internationaux.
Le Centre de Bordeaux-Talence dispose d'un ensemble de structures pluridisciplinaires couvrant un large éventail des spécialités du génie mécanique et du génie industriel. Une dynamique est entretenue au sein d'équipes pédagogiques en favorisant l'implantation et le développement de structures de recherche dans ces mêmes domaines. Les réflexions menées au sein du Comité Scientifique du Centre et du Conseil des Professeurs ont permis de définir les grandes orientations du Centre vers trois pôles d'excellence assurant la meilleure adéquation possible entre formation, recherche, environnement industriel et orientations politiques générales dans ces mêmes domaines et ceci en totale cohérence avec les différentes thématiques de la formation de l'ingénieur Arts et Métiers :
Pôle "Matériaux - Procédés -Produits"
Pôle "Ingénierie Concourante"
Pôle "Energétique - Procédés - Environnement"
Conscient de l'enjeu que représentent, pour son rayonnement, l'ouverture aux étudiants étrangers et la formation des chercheurs, cadres, ingénieurs, gestionnaires de demain, le Centre de Bordeaux-Talence a réalisé ces dernières années un effort particulier dans l'accueil d'étudiants, de professeurs et de chercheurs dans une dimension internationale.
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Metz 1996
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